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Séances de coaching

Méditer mais pour quoi faire ?

OUPS, j’aurais bien voulu vous partager un petit exercice audio de méditation dans cet article, mais WordPress n’était pas OK 😦 pour ça.

Promis on trouve une solution pour la prochaine fois, bonne lecture!

Mais quelle est donc cette mode de la méditation, ce nouveau culte ?

« Méditation par ci, méditation par là, Moi je n’ai pas envie de méditer, on est assis on ne fait rien et de toute façon, quand je décide de m’arrêter de penser mon cerveau lui il ne s’arrête pas. Si je m’assois ne serait-ce que 5 min, j’ai mille choses qui me viennent en tête, des idées à mettre en place, non non, ! Je ne vois pas pourquoi je devrais mettre mon cerveau à l’arrêt juste parce que c’est la mode ?  Non et puis ce n’est vraiment pas le moment, là j’ai un webinar super inspirant qui commence, puis ensuite j’enchaine de réunion parce qu’on a besoin de moi, le repas du midi et du soir à préparer, je me détendrai ce soir devant une bonne série !  La méditation c’est pour les personnes qui ont le temps…Et puis clairement j’ai déjà essayé, je ne tiens pas 2 min en tailleurs, ça me fait mal aux genoux, alors faire ça pendant 30 min … je préfère être dans l’action que la tête dans les nuages. Donc en méditant clairement je vais perdre mon temps…« 

Savez vous qui se cachent derrière ces mots ?

  • Les représentations que j’avais il y a quelques années sur la méditation ! Je voyais cela comme une quête INACCESSIBLE contraignante, sans effet concret puisque j’abandonnais au bout de 2 min (hé oui !) je ne savais pas concrètement quoi faire et cela m’agitait.
  • D’autres cultes comme celui de la performance, l’obsession du contrôle, la maîtrise de soi, du Soit Fort, du Dépêche toi t’es à la bourre car en confinement la compétition est encore plus rude.

Des cultes qui me parlent aussi :). Dans la mesure où si nous les pratiquons ces cultes nourrissent des valeurs et des convictions qui nous apportent une satisfaction, un feedback positif. Ils peuvent néanmoins être néfastes à partir du moment où ils ont des effets négatifs sur nous et notre environnement. Comme le stress de l’enjeu, de la responsabilité, de la prise de risque

Le stress c’est un formidable mécanisme à la base, il nous stimule et nous permet de passer à l’action. C’est en s’installant dans la durée (résistance) qu’il devient mauvais et qu’il peut provoquer l’épuisement.

En mode stress sur la durée, nos connexions neuronales s’appauvrissent et nous mettent en mode en pilote automatique, inhibant notre créativité

Un monde complexe où tout s’évalue 

Les nouvelles technologies et le digital nous apportent des choses formidables comme les réseaux sociaux !! En accélérant les connexions, la circulation et l’accès à l’information (J’en profite pour remercier toute cette communauté créative et technique d’entrepreneurs, développeurs, designers, Admin sys, professionnels du digital sans qui tout cela serait possible)

Avec l’accès à ce grand tout, au Tout et tout de suite, émerge de plus en plus l’évaluation incessante envers nous même « suis-je assez performant ? suis-je accepté ? suis-je remarquable ? » et envers les autres.

Mais en fait c’est quoi la méditation ?

En soi la médiation c’est un processus qui induit un état de relaxation, la relaxation c’est un relâchement des tensions musculaires facilité par la respiration provoquant une détente. Et rien que cela produit un effet très agréable qui nous invite à lâcher prise pendant un temps.

La relaxation n’induit pas pour autant un état de méditation.

Un état de méditation, c’est une «réflexion», un mode de concentration sur un objet, une pensée et se fait avec conscience.

« Oui mais à quoi ça sert puisqu’on réfléchit déjà à longueur de journée pour résoudre des problèmes ?« 

Prenons la définition physique du terme réfléchir : c’est refléter, renvoyer la lumière. Nous ne sommes pas les seuls à « réfléchir », les lacs, les miroirs, les objets, votre écran de smartphone …  réfléchissent aussi. C’est l’acte de prendre conscience de « nos réflexions » dans l’instant présent, de ce qui vit en nous, nos pensées, ce bavardage incessant de l’esprit vaguant entre le passé et le futur « ce qui s’est passé, j’ai fait, il a fait, je dois faire, que va-t-il se passer ? » et qui nous pousse souvent à nous remettre en action, par peur d’oublier.

Les représentations de la « méditation » :

L’exercice de la méditation peut paraître difficile voire inaccessible si on doit rester comme Siddhārtha Gautama alias Bouddha en cherchant la vérité sans bouger sous un arbre pendant des mois.

Lorsque j’interviens en entreprise ou clubs en prépa mentale, je questionne sur les représentations associées au mot méditation. Il évoque souvent des univers dans lesquels on ne se retrouve pas toujours : Spiritualité, Eveil, lâcher prise, Réflexion profonde, Bouddhisme, encens, temple, lotus, mantras, patience, inertie, transcendance…

Pour certains ces représentations sont de vrais supports, des repères mentaux matérialisés par des rituels amorçant avec facilité l’expérience de la méditation.

Pour d’autres au contraire, ces codes ne leurs évoquent rien et requiert une adaptation à un univers qui ne leur parle pas, une discipline mystique qui n’a pas forcément de sens pour eux.

La méditation de pleine conscience 

John KABAT ZINN un médecin psychiatre a dans les années 90 tiré les principes des traditions méditatives orientales (pratique bouddhiste de vipassana et yoga) en les associant à la science occidentale (médecine et psychologie), pour créer un nouveau courant : La fameuse Médiation de pleine conscience ou  MBSR ( mindfullness Based stress reduction)

Il en a fait un processus vraiment simplifié où les bases peuvent être apprises relativement vite pour répondre plus efficacement aux effet du stress, à la douleur.

Le principe est simple, on va apprendre à se poser dans l’instant présent, plutôt que d’être dans la rumination, l’anxiété, des pensées automatiques et ce sans jugement.

Ce qu’en dit la science 

Des études démontrent qu’une pratique méditative peut renforcer ces capacités attentionnelles, de mémoire, de concentration en faisant passer tout simplement des tests de l’attention après la méditation. Pour aller plus loin un lien sur l’étude .

D’autres études démontrent qu’après une pratique régulière, une augmentation de la connectivité neuronale sur le cortex préfrontal.

Une question d’entraînement 

Au même titre que de faire du sport pour renforcer ses muscles, pour perfectionner une technique, méditer est une pratique qui nécessite de l’entraînement tout en tirant les bénéfices à chaque fois.

Avec cet entraînement on va muscler nos mécanismes attentionnels parfois surchargés par l’information que nous absorbons au quotidien. Les pop ups en bas de notre écran, les notifications sms, des réseaux sociaux, les mails, qui agresse ces mécanismes, rendent notre attention instable et nous rendent parfois plus sensibles aux parasitages.

Comme une vidéo que l’on regarderait au ralenti, on va prendre le temps de regarder chaque détail en conscience et donc s’entraîner à devenir de plus en plus précis.

Alors comment s’y prend t-on ?

La Méditation est une pratique qui se démocratise depuis quelques années, elle s’invite dans nos maisons, dans nos entreprises, et même sur nos smartphones ! Ingrid nous en parle dans son article

Pour ma part, je pratique le matin au réveil ou l’après-midi durant une pause.

Comme toute pratique, si l’objectif est de la maintenir dans le temps on commence petit.

2 minutes c’est déjà super ! Avec le temps vous pourrez allonger cette pratique ou bien faire 2 min plusieurs fois dans la journée.

Il y a de nombreuses applications qui existent aujourd’hui pour vous accompagner, elles ont l’avantage de vous guider. Petit Bambou, Calm, Pause…

Personnellement ces applications m’ont apporté un temps, mais je ne supporte pas l’injonction de mon téléphone qui me dit c’est l’heure de méditer ! J’aime que ça vienne de moi.

Quel support ? Le plus confortable pour vous, assis sur une chaise, un canapé, un coussin sur le sol, dans la nature… l’idée est d’avoir une posture permettant à votre dos d’être droit et aligné, les pieds en contact avec le sol, les mains posées sur les cuisses et tout en fermant les yeux afin d’éviter les parasitages.

Pour commencer mieux vaut un endroit calme où vous ne serez pas dérangé 😊.

Je me concentre sur mon souffle, le rythme de ma respiration, sans l’évaluer, je l’observe tout en suivant les micro mouvements de mon corps, les sensations qu’il me procure.

j’observe ce processus réflexe que je peux néanmoins réguler si j’en ressens le besoin.

Puis je vais très vite remarquer comment mon esprit s’évade, s’agite avec des pensées sur des choses à faire, des projections sur le futur, le passé…

Le présent n’est pas supérieur, il disparait juste lorsque tout s’agite. Et c’est juste… normal. C’est ça la pleine conscience, prendre conscience de cette course effrénée de l’esprit tout en faisant de notre mieux pour recentrer notre attention dans l’exercice.

Comme je vous le disais en introduction de l’article, je n’ai pas pu insérer la petite audio que j’avais préparé spécialement pour vous. Mais je suis convaincue que vous avez toutes les ressources nécessaires pour vous essayer à cet exercice rien que 2 petites minutes.

Bonne méditation 😉 profitez en pleine conscience de votre Week end.

Par ORNELLA SOLARI

Psychologue du Travail - Coach et Préparateur mental

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